Tourisme Culturel

La Côte d’Ivoire est un Etat pluriethnique et multiculturel qui a su apporter des réponses intelligentes à la diversité.

En effet, le paysage ethnoculturel comporte quatre grandes aires : le groupe mandé avec les Mandé du nord (Malinké) et du sud (Dan, Gouro, Mona, Wan) ; le groupe gour, anciennement baptisé « voltaïque » (en raison des affluents du fleuve Volta), avec les Lobi, les Koulango et les Sénoufo ; le groupe akan qui comprend les Akan de l’est, continentaux et lagunaires, et occupe le centre, le sud et le centre-est du pays ; le groupe krou à l’ouest, au centre-ouest et au sud-ouest comprenant les Bété, les Dida et les Wê.
Malgré leur diversité, les aires culturelles ainsi identifiées ont en partage de nombreux us et coutumes. Les emprunts culturels, tout comme les échanges matrimoniaux opérés au cours des siècles passés, font apparaître des alliances politico-militaires et autres stratégies de survie : bron-koulango, agni-lobi, avikam-dida, adjoukrou-abidji…
Le modèle mandé du nord est le plus hiérarchisé en tant que société à caste en comparaison avec les modèles akan, gour, krou et mandé du sud. Le pouvoir malinké est centralisé et héréditaire comme celui des Akan tandis qu’il est décentralisé et alternatif chez les krou. D’un côté, chez les Mandé du nord et Akan continentaux, Akan de l’est, le pouvoir est héréditaire, on naît chef ; de l’autre, on devient chef.  Chez les Akan lagunaires, société à classe d’âge, le pouvoir est exercé par catégorie d’âge et par alternance. La filiation est de type patrilinéaire chez un certain nombre de peuples issus aussi bien du modèle centralisé que du modèle non centralisé. La matrilinéarité domine le monde akan.